Comprendre le PFU (prélèvement forfaitaire unique)

infographie BforBank PFU

En 2018 la France a instauré le PFU ou prélèvement forfaitaire unique, applicable aux revenus du capital. Il s’agit d’une imposition de 30 %, qui remplace les anciens dispositifs qui variaient en fonction du type de placement. Il est toutefois toujours possible pour les contribuables d’opter pour le barème progressif de l’IR.

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui ce n’est pas un livre blanc que nous vous proposons, mais une infographie pour vous permettre de mieux comprendre le prélèvement forfaitaire unique. Les questions autour de fiscalité sont souvent nébuleuses pour beaucoup de Français, d’autant que chaque année, de nouvelles règles sont mises en place.  En 2018 par exemple, c’est l’imposition sur les revenus de l’épargne financière (dividendes, assurance-vie, comptes titres) qui était réformée, avec la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU). Souvent qualifiée de « flat tax à la française », cette mesure a pour ambition de simplifier l’imposition des revenus du capital afin de favoriser les investissements en actions.

Pour en savoir plus : « PFU : comprendre cette taxe à 30 % »

Qu’appelle-t-on « revenus du capital » ?

Les revenus du capital auxquels s’appliquent le PFU correspondent :

  • aux dividendes
  • aux plus-values sur valeurs mobilières (intérêts, coupons ou dividendes et assimilés)
  • aux gains des versements effectués sur un contrat d’assurance-vie depuis le 27 septembre 2017, uniquement en cas de rachat ou de retrait
  • aux intérêts imposables
  • aux intérêts des PEL (plan d’épargne logement) ouverts après le 1er janvier 2018
  • depuis 2019, aux PEA et PEA-PME (plan d’épargne en actions) en cas de sortie avant 5 ans

Sur l’ensemble de ces revenus, un taux d’imposition à 12,80 % est appliqué, auquel s’ajoute 17,20 % de prélèvements sociaux. On arrive ainsi aux fameux 30 % du PFU.

Le PFU concerne-t-il les intérêts des livrets d’épargne ?

Le prélèvement forfaitaire unique n’a pas d’impact sur les livrets d’épargne réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune). Les intérêts de ces livrets restent exonérés d’impôts.

PFU ou barème progressif de l’IR : le contribuable a toujours le choix !

Par défaut, c’est le PFU qui s’applique sur les revenus du capital. Lors de sa déclaration de revenus, le contribuable peut toutefois opter pour le barème progressif de l’IR (impôt sur le revenu), en fonction de son taux marginal d’imposition. Il a tout intérêt à faire une simulation pour savoir quelle option est la plus avantageuse. Il faut toutefois savoir que le choix sera appliqué à l’ensemble des revenus soumis au PFU.

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